Les voyageurs du crime
Les voyageurs du crime 

Portrait

Par-delà Sherlock Holmes

Si le nom d’Arthur Conan Doyle est souvent associé à celui du détective Sherlock Holmes, l’auteur s’est adonné à bien d’autres genres que le roman policier. Suivez les pas de l’écrivain écossais, dans le cadre du spectacle "Les voyageurs du crime", le 13 février à l’Escale de Melun.

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Arthur Conan Doyle

Né en 1859 à Édimbourg, Arthur Conan Doyle serait un descendant des ducs de Bretagne, un arbre généalogique prestigieux d’où proviendrait sa passion pour l’histoire. Son œuvre préférée s’inscrit d’ailleurs dans ce registre ; en 1891, il publie La Compagnie blanche, sous la forme de feuilletons dans une revue littéraire, dont il dit, lui-même, qu’elle "vaut cent fois les histoires de Sherlock Holmes".
Le pitch ? Les aventures d’un jeune écuyer, Alleyne Edricson, durant la Guerre de Cent ans. La passion de Doyle pour l’histoire ne le quittera pas, puisqu’il écrit quatorze ans plus tard la suite de son roman, ainsi que d’autres ouvrages historiques. 

Historien et poète

Arthur Conan Doyle s’est également intéressé à l’histoire contemporaine. En 1900, il s’engage dans la guerre des Boers, en Afrique du Sud, en tant que médecin auprès des Britanniques. Deux ans plus tard, il écrit un pamphlet sur la guerre intitulé The War in South Africa : Its Causes and Conduct ("La Guerre en Afrique du Sud : ces causes et conduites", ndlr), répondant ainsi aux accusations portées contre les Anglais pour leur conduite pendant la guerre. L’ouvrage rencontrera un vif succès et l’homme de lettres est anobli cette même année, devenant "Sir" Arthur Conan Doyle. Au début de la Première Guerre mondiale, il souhaite de nouveau s’engager mais les autorités refusent, l’estimant trop âgé. Qu’à cela ne tienne, l’écrivain s’épanchera dans la poésie de guerre. 

Fan de spiritisme

Durant ce premier conflit mondial, il perd plusieurs de ses proches : l’un de ses fils succombe en 1918 à une tuberculose, tout comme son frère cadet et, plus tôt, sa première épouse. Cette confrontation à la mort explique-t-elle sa fascination pour le spiritualisme, une science occulte en vogue au tournant du siècle ? Arthur Conan Doyle y consacrera plusieurs ouvrages, dont une Histoire du Spiritualisme (1926).
Sans doute, ce goût pour le surnaturel a-t-il également nourri ses romans fantastiques. Le Monde perdu, paru en 1912, est le premier volet de la série d’aventures du Professeur Challenger qui reflète l’engouement du public pour les dinosaures au début du XXe siècle et qui sera l’une des sources d’inspiration du film Jurassic Park en 1993.  

Le romancier romancé 

Le 13 février prochain à l’Escale de Melun, c’est dans la peau d’un personnage de théâtre que vous retrouverez Sir Arthur Conan Doyle. Dans la pièce Les voyageurs du crime, il mène une enquête à bord de l’Orient Express en compagnie de deux écrivains irlandais : le dramaturge Bernard Shaw et le romancier Bram Stoker, père du célèbre Dracula. 

Ecrit par Claire Teysserre-Orion (Agence TOUTécrit)

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